Inauguration de la rue « Jean Charles Rasoanaivo

« Les Orchidées blanches » Androhibe : Inauguration de la rue « Jean Charles Rasoanaivo »

La rue « Jean Charles Rasoanaivo » (l’un des doyens des pensionnaires du centre « Les Orchidées blanches ») qui jouxte le centre médico-éducatif a été inaugurée hier à Androhibe.

Reconnaissance. Il s’agit d’une marque de reconnaissance envers le centre médico-éducatif « Les Orchidées blanches » sis à Androhibe. Mais elle est particulièrement adressée à l’un de ses plus anciens pensionnaires, dénommé Jean Charles Rasoanaivo, qui a été atteint par la maladie de Parkinson. Surnommé affectueusement « Razoky » par ses amis pensionnaires et le personnel du centre, Jean Charles Rasoanaivo était pour eux, simple, plein de joie de vivre et de gratitude. Malgré sa maladie de Parkinson, il a pu franchir le cap des 75 ans. Selon les dires du représentant du staff dirigeant du centre, l’intégration de Jean Charles au sein du centre en 1976 a été bénéfique pour « Les Orchidées blanches ».

1 000 personnes. Depuis son arrivée, les infrastructures n’ont cessé de s’améliorer et de s’agrandir pour avoir permis, jusqu’à maintenant, la prise en charge de 1 000 personnes atteintes de déficience intellectuelle ou de handicaps psychomoteurs. C’est donc surtout pour matérialiser le sentiment de reconnaissance qu’ils éprouvent à l’égard de Jean Charles, alias « Razoky » que les cadres au sein du centre « Les Orchidées blanches » ont déposé une demande auprès de la CUA, de baptiser à son nom, la rue qui y mène. La demande a été approuvée par le premier magistrat de la ville d’Antananarivo, Mme Lalao Ravalomanana. L’inauguration de la rue a été effectuée hier, suivant l’arrêté municipal n°955/CUA/17.

Historique. Pour mieux comprendre son histoire, revenons aux débuts de Jean-Charles Rasoanaivo. Fils de M. Charles Rasoanaivo et de Mme Rasoanirina Christine (tous deux décédés), Jean Charles a été diagnostiqué porteur de handicap mental et atteint par la maladie de Parkinson. Il a été pris en charge par sa famille, avec amour et compassion. Toutefois, sa mère avait fait un testament, selon lequel, elle confiait la prise en charge de Jean Charles à une association compétente, le jour où sa famille ne sera plus en mesure de s’occuper convenablement de lui. Chose faite en 1976 où Jean Charles Rasoanaivo a été pris sous les ailes du Centre médico-éducatif « Les Orchidées blanches ».

Luz Razafimbelo